Best Albums of 2018

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Aaron Martin – Touch Dissolves (iikki)

Ian Hawgood – 光 (Eilean / Home Normal)

Wanderwelle – Gathering of the Ancient Spirits (Silent Season)

Tangent – Approaching Complexity (n5MD)

Endless Melancholy – Fragments of Scattered Whispers (Dronarivm)

Low – Double Negative (Sub Pop)

Ian Hawgood, Danny Norbury  – Faintly Recollected (Home Normal)

Ben Chatwin – Staccato Signals (Village Green)

bvdub – A Different Definition of Love (Dronarivm)

Niklas Paschburg – Oceanic (7K!)

Zinovia Arvanitidi – Ivory (Kitchen. Label)

The Green Kingdom – Seen and Unseen (Sound in Silence)

Kyle Bobby Dunn/Wayne Robert Thomas – The Searchers/Voyevoda (Whited Sepulchre)

Christina Vantzou – No.4 (Kranky)

Jan Wagner – Nummern (Klangbad)

Aaron Martin – A room now empty (Preserved Sound)

Resina – Traces (130701)

r beny – eistla (self released)

ASC – Astral projection (Horo)

Rivulets – In our circle (Talitres)

Eli Keszler – Stadium (Shelter Press)

Markus Guentner – Empire (A Strangely Isolated Place)

Grouper – A Grid of Point (Kranky)

A Veil of Water – Late Night Loneliness (Hidden vibes)

Manu Delago – Parasol Peak (One Little Indian)

Great Lake Swimmers – The Waves, the Wake (Nettwerk)

Halftribe – For the Summer or Forever (Dronarivm)

Lissom – Lissom (Whales records)

Illuminine – #2 Reworks (Dauw)

Cyril Secq + Sylvain Chauveau – Minimal Guitar (Eilean)

 

Best track and video of the year:

Tambour – Silhouettes (Moderna)

Endless Melancholy – Fragments of Scattered Whisper

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Fragments of Scattered Whispers est le sixième album d’Endless Melancholy, projet de l’artiste Ukrainien, (et responsable du label Hidden Vibes), Oleksiy Sakevych.

Depuis le début des années 2010, Sakevych a su développer une musique ambient électronique bien à lui, en suivant une ligne directrice fondée sur l’expression de la mélancholie, comme l’atteste le nom de son projet. Sur Fragment of Scattered Whispers, qu’il vient de sortir sur l’excellent label russe Dronarivm, Sakevych peaufine sa maîtrise des atmosphères électroniques teintées de manipulations de bandes magnétiques et de mélodies douces jouées au piano. A l’écoute des ritournelles développées sur « Postcards », ou d' »Her Fragrant Beauty », l’on ne peut que s’immerger profondément dans cette atmosphère délicate et laisser libre court à notre imagination.

Pour ce disque, Sakevych s’est adjoint les services de Krzysztof Sujata (musicien ambient derrière l’alias Valiska) qui apporte une patine unique à l’ensemble en prenant en charge le mixage et le mastering.

L’artwork est signé par un habitué et grand supporter des musiques néo-classique et ambient, Gregory Euclide.

Un des albums de l’année.

The Green Kingdom – Seen and Unseen

the green kingdom - seen and unseen

 

J’ai découvert le projet de Michael Cottone (The Green Kingdom) en 2010 à l’époque de son très bel album Prismatic sorti chez Home Assembly. Et depuis cette date, je suis resté proche de sa musique en écoutant la majeure partie des sorties qui l’ont fait passer par les plus grands labels de la scène ambient/electronique de notre époque. The Green Kingdom a un sens inné de la mélodie qui rend chacune de ses productions vivantes et jamais ennuyeuses. Et c’est encore le cas avec ce long format Seen and Unseen qui parait ce mois-ci sur le label Sound in Silence.
Usant à la fois d’instruments acoustiques, de manipulations électroniques et de field recordings, c’est selon moi les mélodies créées à la guitare (sur le morceau d’ouverture Kadama ou le très beau Breething Sea) et au piano (notamment sur le titre de clôture Sleeping Forest) qui font la beauté et la singularité de ce disque.
Une des meilleures réalisations de l’artiste.

Le cd est disponible en 200 exemplaires, avec un assemblage entièrement réalisé à la main comme à l’accoutumée chez Sound in Silence.

 

Kyle Bobby Dunn/Wayne Robert Thomas – The Searchers/Voyevoda

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Le canadien Kyle Bobby Dunn est de retour après 4 années d’absence discographique avec ce split sur le label Whited Sepulchre Records. Alors que sur l’immense et indispensable « And the Infinite Sadness », Dunn exprimait son spleen ambient sur un triple LP et une vingtaine de pistes, l’artiste s’exprime ici sur un titre unique d’une vingtaine de minutes.
Mais quel titre ! Ce « The Searchers » revêt une telle charge d’émotions et fait preuve d’une inventivité extrême qu’il en devient tout aussi précieux que les précédents double ou triple disques de Dunn.
Le titre du morceau fait référence au film du même nom réalisé par John Ford; monument du cinéma américain. Dunn a souhaité se pencher avec ce morceau et cette analogie au film de Ford, sur l’attrait de l’immensité d’un territoire et sa volonté de conquête qui amène les hommes à commettre les pires actions et atrocités à leur semblables. Violence et beauté transparaissent sur ce titre qui semble, avec ses boucles de guitare, ne jamais s’épuiser et pouvoir se prolonger à l’infini.
L’autre face du disque permet quant à elle de nous faire découvrir le drone de Wayne Robert Thomas. Tout comme Dunn, Thomas utilise principalement la guitare pour forger ses compositions ambient, mais sur cette face sa musique apparaît plus lumineuse que celle de son prédécesseur. Ces 20 minutes qu’occupe le morceau Voyevoda apparaissent comme un complément parfait à la première face du disque.
Un excellent disque qui témoigne également de la belle direction artistique du label Whited Sepulchre, qui m’était jusqu’alors inconnu.

Illuminine – #2 Reworks

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L’excellent label belge Dauw est apparu sur mes radars il y a déjà quelques temps, bien qu’aucune de ses sorties n’ait encore figurée sur ce blog. Chose faite aujourd’hui, avec la sortie d’un de ses plus beaux disques, le bien nommé #2 Reworks. Le deuxième album du belge Kevin Imbrechts sous le nom d’Illuminine, était un bijou de musique néoclassique, minimaliste et lumineuse.  Sur les 12 morceaux que comptait l’album #2, Illuminine a invité des artistes – amis à réinterpréter 5 morceaux issus du disque. L’univers de l’album à l’image des influences diverses des artistes invités est marqué par un grand éclectisme artistique. De l’electronica rêveuse de Studnitzky, à l’ambient subtile de Benoît Pioulard en passant par le néo-classicisme mélancolique de Julien Marchal, chaque morceau se mute en une réappropriation forte de son interprète, et devient touchant de sincérité.
Bien qu’étant personnellement rarement emballé par les albums de remix/reworks, j’ai été plus que convaincu par ce disque qui parvient à conserver, voire sublimer la magie de l’album originel.
Le disque est sorti dans une excellente version vinyle, avec une pochette réalisée à la main.

 

Ian Hawgood + Danny Norbury – Faintly Recollected

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Après une année 2017 très prolifique, Home Normal commence ce cru 2018 avec de nouvelles sorties de très bonne facture. Ian Hawgood est présent sur les deux premières sorties à travers des collaborations avec des artistes proches du label. Je m’attache ici à son travail avec le violoncelliste et compositeur Danny Norbury, qui bien que peu prolifique dispose d’une discographie impeccable, étant notamment l’auteur de l’incontournable Light in August et a œuvré dans de nombreux groupes, notamment en compagnie du même Hawgood sur le projet Black Elk.
Faintly recollected est un opus calme et extrêmement contemplatif qui se fond parfaitement dans l’esthétique du label. A l’origine pensé comme une pièce unique, l’album a été pour sa sortie, divisé en 7 pistes qui s’enchaînent logiquement parfaitement.
Les mélodies mélancoliques et soignées de Norbury sont délicatement accompagnées par des touches de kalimba d’Hawgood et par la précision de ses textures électroniques.
L’italien Stefano Guzzetti, autre habitué du label, se charge du mastering de l’album pour reboucler la dimension collaborative et quasi familiale de l’écurie Home Normal.

L’album est paru début janvier mais il est toujours possible de se procurer l’édition cd sur bandcamp.

Aaron Martin – A Room Now Empty

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Après une année 2017 très prolifique, le compositeur américain Aaron Martin annonce déjà son retour, cette fois-ci sur l’excellent label anglais Preserved Sound. A Room Now Empty marque un retour aux compositions des débuts de l’américain, sorties sur le label australien Preservation.
Martin étudiait alors le rapport à la mémoire dans sa musique, aujourd’hui l’américain conçoit ces nouveaux morceaux comme un cheminement temporel à l’échelle d’une vie entière. Toujours centrée sur le violoncelle, la musique de l’artiste s’enrichit de nombreux instruments : guitare, ukulele, basse, lap steel, piano… pour emmener l’auditeur dans son propre voyage personnel.
L’aspect brute et rustique de ses productions que j’affectionne particulièrement et que l’on retrouve à nouveau ici, apporte toujours une charge très personnelle à la musique de Martin, qui la place bien au dessus des productions très lisses des compositeurs actuels de musique neo classique.

Nostalgique et cinématique, A Room now Empty vous emmènera très loin, seulement bien sûr, si vous vous laissez absorber par son atmosphère singulière.