Best Albums of 2019

2017-08-13-08-46-32-1000x667

Album of the Year:

William Ryan Fritch – Deceptive Cadence: Music for Film, Vol. 1 & 2 (Lost Tribe Sound) >> buy

Albums’ list:

William Ryan Fritch – Deceptive Cadence: Music for Film, Vol. 1 & 2 (Lost Tribe Sound) >> buy

Hammock – Silencia (Hammock Music) >> buy

Corey Fuller – Break (12k) >> buy

A Winged Victory for the Sullen – The Undivided Five (Ninja Tune) >> buy

Minor Pieces – The Heavy Steps of Dreaming (FatCat) >> buy

Mikael Lind – Contingencies (Archives) >> buy

Memory Drawings – Phantom Lights (Sound in Silence) >> buy

Anthéne – Weightless (Home Normal) >> buy

bvdub – Explosions in Slow Motion (n5md) >> buy

Glåsbird – Grønland (Whitelabrecs) >> buy

Kyle Bobby Dunn – From Here to Eternity (Dunn music) >> buy

Slow Meadow – Happy Occident (Hammock Music) >> buy

Celer – Xièxie (Celer) >> buy

Rafael Anton Irisarri – Solastalgia (Room 40) >> buy

Seabuckthorn – Crossing (Eilean) >> buy

Federico Mosconi – Light not Light (Shimmering Moods) >> buy

Ian Hawgood + Stijn Hüwels – No Voices (Home Normal) >> buy

Black To Comm – Seven Horses For Seven Kings (Thrill Jockey) >> buy

Machinefabriek – With Voices (Western Vinyl) >> buy

Telefon Tel Aviv – Dreams Are Not Enough (Ghostly International) >> buy

Fennesz – Agora (Touch) >> buy

Deaf Center – Low Distance (Sonic Pieces) >> buy

The Pirate Ship Quintet – Emitter (Denovali) >> buy

r beny – echo’s verse (Dauw) >> buy

Siavash Amini – Serus (Room 40) >> buy

Offthesky – Illuminate (Eilean) >> buy

Christopher  Tignor – A Light Below (Western Vinyl) >> buy

Porya Hatami, Roberto Attanasio, Aaron Martin – Sallaw (Dronarivm) >> buy

We Lost The Sea – Triumph & Disaster (Holy Roar) >> buy

Eluvium – Pianoworks (Temporary Residence) >> buy

Label of the Year : Eilean

Video of the year: The Comet is Coming – Summon the Fire (Impulse!)

THE COMET IS COMING ‘SUMMON THE FIRE’ (OFFICIAL VIDEO) from RUFFMERCY on Vimeo.

Memory Drawings – Phantom Lights

memory-drawings-phantom-lights
Le groupe Memory Drawings sort ici un album court mais probablement un sommet de sa discographie. Centré autour du joueur de dulcimer Joel Hanson et du co-fondateur et guitariste de Hood – Richard Adams, le groupe avait initialement pressé ce disque en très faibles exemplaires et distribué uniquement lors de ses concerts. Le label grec Sound in Silence lui donne aujourd’hui une exposition méritée car en seulement 26 minutes, le groupe témoigne de son talent d’écriture musicale, gravitant aussi bien autour du post rock, que du folk ou de l’ambient. Le morceau – titre de l’album, est aussi le plus puissant et illustre parfaitement la grande inventivité du groupe soutenue par l’excellent jeu de batterie de Chris Cole (ancien des regrettés Movietone).

Richard Adams reprend le flambeau de Hood, dans l’ambiance générale de l’album, notamment sur le très beau the Final Curtain. Enfin, l’ex-chanteuse de Big Hat et habituée des albums du groupe, Yvonne Bruner, vient hanter de ses vocalises éthérées le morceau final Captivated.

Un des grands albums de 2019.

 

 

Jack Hyde – Lowlands

Jack-Hyde-Lowlands

 

Lowlands est le premier album de l’artiste britannique Jack Hyde. Il a précédemment sorties un ep digital avec les titres Heather et Ebb sur le label Past Inside the Present, qui ont constitué le point de départ de l’album présenté ici. Le britannique, étudiant en sound design, maîtrise clairement son sujet sur ce premier opus car même si l’album n’a pas été pensé dans un contexte précis, il arrive à créer une ambiance homogène parfaitement fluide. L’album oscille entre ambient, sampling, field recordings et dub et est largement inspiré par les différents enregistrements de field recordings amassés au court de voyages. Les différents enregistrements de nature constituent la force de l’album qui comme souvent dans la musique ambient permet à l’auditeur de parcourir un voyage statique.

Les fans de Segue, Pepo Galán et les amateurs des labels Archives et Rohs! records se doivent de prêter une oreille attentive à cet excellent album. Encore une très belle découverte de whitelabrecs.

 

Seabuckthorn – Crossing

Seabuckthorn-Crossing

 

Sortie après sortie, le label Eilean semble pousser les artistes qui y contribuent, à produire à la fois le meilleur d’eux-même et leur productions les plus singulières. C’est ce que l’on retrouve aujourd’hui avec ce nouvel et huitième album de l’anglais Andy Cartwright.
Cet album généreux par sa longueur (54 minutes), et sa densité, est principalement composé avec une guitare à résonateur. Plus qu’un album solo de guitare, Seabuckthorn dépasse les limites de son instruments le long de ces 14 morceaux sombres et habités. L’utilisation éparse de banjo, percussion et surtout de clarinette viennent apporter de nouvelles variations singulières aux morceaux. A la fois drone, ambient ou blues, la musique de l’anglais défie les genres et les clichés pour se forger sa propre trajectoire fascinante et changeante. Catwright développe une parfaite maîtrise de l’espace dans ces productions à la fois rêveuses et viscérales.
Tout simplement, un des albums de l’année.

William Ryan Fritch – Deceptive Cadence: Music For Film Volume I & II

William-ryan-fritch-deceptive-cadence-music-For-Film-Volume-I-II
Le compositeur californien William Ryan Fritch a produit non seulement de nombreux excellents albums studio mais un nombre encore plus colossal de musiques de films et de documentaires. Ce nouvel effort de Fritch est consacré, comme son titre l’indique, à ses compositions dédiées au septième art. Mais bien plus qu’une simple compilation de morceaux disparates, Fritch a méticuleusement sélectionné, retravaillé et re-masterisé l’ensemble de ces 45 titres pour leur donner une nouvelle vie et leur apporter une nouvelle vision narrative.
La musique de Fritch réussit à se débarrasser des arrangements et orchestrations pompeux de la musique classique contemporaine, au profit d’une pureté qui fait place entière à l’émotion. Le génie de l’américain arrive ici à tenir l’auditeur captivé sur l’ensemble de ces deux disques d’une durée, je précise de deux heures trente.
Ce double album vient célébrer dix ans d’une carrière sans-faute de l’américain, qui signe probablement ici son meilleur disque.

r beny – echo’s verse

r-beny- echos-verse

 

Véritable expert de synthèse sonore, le californien r beny a réussi en seulement cinq albums à se forger une place parmi les plus passionnants musiciens ambient contemporains. Pour sa deuxième sortie sur Dauw, r beny insuffle toujours une approche mélancolique à sa musique, mais l’expression des sentiments de tristesse et d’isolation, est remplacée cette fois par la manifestation des connexions entre les êtres et l’éloignement de la solitude.
Cet album est donc le reflet d’un sentiment d’apaisement chez l’artiste, qui a souhaité ici explorer le concept de l’écho, reflet de la communication entre être humains. Ce concept transposé à la production musicale a amené le musicien à utiliser l’effet delay sur l’ensemble de l’album.

If you play a simple piece of music through a delay, the original sound echoes around itself and creates a beautiful new sound. Without the echo, the sound is just by itself. A lonely sound.

Cette mise en relation du son original et de son echo produit par le delay donne toute sa force à l’album, qui réussit en une trentaine de minute à apaiser et à manifester un sentiment de sérénité puissant. Echo’s verse a vraiment été mon « go to sleep » album de ces dernières semaines, et je ne peux que vivement le recommander à tout fan de musique ambient.

Ben Rath – Any Given Moment

Ben-Rath-Any-Given-Moment
Le britannique Ben Rath, apparu relativement récemment sur la scène ambient, en est déjà avec ce Any Given Moment à son huitième long format. Le musicien a attiré mon attention, sous son alias Slow Heart Music avec lequel il a sorti deux très bons albums de guitares acoustiques sorties sur les labels Eilean et Whitelabrecs. Il s’agit aujourd’hui de sa deuxième sortie sur Whitelabrecs, maison de disque du musicien Harry Towell (Spheruleus).

Bien que de nature expérimentale, cet album a su, très rapidement capter mon attention. On y entend un ensemble de morceaux qui semble tout à tour préalablement composés et partiellement improvisés. La 6 cordes de Rath occupe autant l’espace que ses drones ambient lumineux qui l’accompagnent, l’ensemble créant un univers onirique d’une grande légèreté. Les quatre longues pièces qui composent ce disque, s’enchaînent parfaitement, pour au final ne former qu’un long ensemble dans lequel l’on souhaite se replonger à souhait.

L’album est édité dans un luxueux packaging avec de très beaux clichés signés David Gonzales Fuster.