The Green Kingdom – Seen and Unseen

the green kingdom - seen and unseen

 

J’ai découvert le projet de Michael Cottone (The Green Kingdom) en 2010 à l’époque de son très bel album Prismatic sorti chez Home Assembly. Et depuis cette date, je suis resté proche de sa musique en écoutant la majeure partie des sorties qui l’ont fait passer par les plus grands labels de la scène ambient/electronique de notre époque. The Green Kingdom a un sens inné de la mélodie qui rend chacune de ses productions vivantes et jamais ennuyeuses. Et c’est encore le cas avec ce long format Seen and Unseen qui parait ce mois-ci sur le label Sound in Silence.
Usant à la fois d’instruments acoustiques, de manipulations électroniques et de field recordings, c’est selon moi les mélodies créées à la guitare (sur le morceau d’ouverture Kadama ou le très beau Breething Sea) et au piano (notamment sur le titre de clôture Sleeping Forest) qui font la beauté et la singularité de ce disque.
Une des meilleures réalisations de l’artiste.

Le cd est disponible en 200 exemplaires, avec un assemblage entièrement réalisé à la main comme à l’accoutumée chez Sound in Silence.

 

Kyle Bobby Dunn/Wayne Robert Thomas – The Searchers/Voyevoda

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Le canadien Kyle Bobby Dunn est de retour après 4 années d’absence discographique avec ce split sur le label Whited Sepulchre Records. Alors que sur l’immense et indispensable « And the Infinite Sadness », Dunn exprimait son spleen ambient sur un triple LP et une vingtaine de pistes, l’artiste s’exprime ici sur un titre unique d’une vingtaine de minutes.
Mais quel titre ! Ce « The Searchers » revêt une telle charge d’émotions et fait preuve d’une inventivité extrême qu’il en devient tout aussi précieux que les précédents double ou triple disques de Dunn.
Le titre du morceau fait référence au film du même nom réalisé par John Ford; monument du cinéma américain. Dunn a souhaité se pencher avec ce morceau et cette analogie au film de Ford, sur l’attrait de l’immensité d’un territoire et sa volonté de conquête qui amène les hommes à commettre les pires actions et atrocités à leur semblables. Violence et beauté transparaissent sur ce titre qui semble, avec ses boucles de guitare, ne jamais s’épuiser et pouvoir se prolonger à l’infini.
L’autre face du disque permet quant à elle de nous faire découvrir le drone de Wayne Robert Thomas. Tout comme Dunn, Thomas utilise principalement la guitare pour forger ses compositions ambient, mais sur cette face sa musique apparaît plus lumineuse que celle de son prédécesseur. Ces 20 minutes qu’occupe le morceau Voyevoda apparaissent comme un complément parfait à la première face du disque.
Un excellent disque qui témoigne également de la belle direction artistique du label Whited Sepulchre, qui m’était jusqu’alors inconnu.

Illuminine – #2 Reworks

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L’excellent label belge Dauw est apparu sur mes radars il y a déjà quelques temps, bien qu’aucune de ses sorties n’ait encore figurée sur ce blog. Chose faite aujourd’hui, avec la sortie d’un de ses plus beaux disques, le bien nommé #2 Reworks. Le deuxième album du belge Kevin Imbrechts sous le nom d’Illuminine, était un bijou de musique néoclassique, minimaliste et lumineuse.  Sur les 12 morceaux que comptait l’album #2, Illuminine a invité des artistes – amis à réinterpréter 5 morceaux issus du disque. L’univers de l’album à l’image des influences diverses des artistes invités est marqué par un grand éclectisme artistique. De l’electronica rêveuse de Studnitzky, à l’ambient subtile de Benoît Pioulard en passant par le néo-classicisme mélancolique de Julien Marchal, chaque morceau se mute en une réappropriation forte de son interprète, et devient touchant de sincérité.
Bien qu’étant personnellement rarement emballé par les albums de remix/reworks, j’ai été plus que convaincu par ce disque qui parvient à conserver, voire sublimer la magie de l’album originel.
Le disque est sorti dans une excellente version vinyle, avec une pochette réalisée à la main.

 

Ian Hawgood + Danny Norbury – Faintly Recollected

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Après une année 2017 très prolifique, Home Normal commence ce cru 2018 avec de nouvelles sorties de très bonne facture. Ian Hawgood est présent sur les deux premières sorties à travers des collaborations avec des artistes proches du label. Je m’attache ici à son travail avec le violoncelliste et compositeur Danny Norbury, qui bien que peu prolifique dispose d’une discographie impeccable, étant notamment l’auteur de l’incontournable Light in August et a œuvré dans de nombreux groupes, notamment en compagnie du même Hawgood sur le projet Black Elk.
Faintly recollected est un opus calme et extrêmement contemplatif qui se fond parfaitement dans l’esthétique du label. A l’origine pensé comme une pièce unique, l’album a été pour sa sortie, divisé en 7 pistes qui s’enchaînent logiquement parfaitement.
Les mélodies mélancoliques et soignées de Norbury sont délicatement accompagnées par des touches de kalimba d’Hawgood et par la précision de ses textures électroniques.
L’italien Stefano Guzzetti, autre habitué du label, se charge du mastering de l’album pour reboucler la dimension collaborative et quasi familiale de l’écurie Home Normal.

L’album est paru début janvier mais il est toujours possible de se procurer l’édition cd sur bandcamp.

Aaron Martin – A Room Now Empty

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Après une année 2017 très prolifique, le compositeur américain Aaron Martin annonce déjà son retour, cette fois-ci sur l’excellent label anglais Preserved Sound. A Room Now Empty marque un retour aux compositions des débuts de l’américain, sorties sur le label australien Preservation.
Martin étudiait alors le rapport à la mémoire dans sa musique, aujourd’hui l’américain conçoit ces nouveaux morceaux comme un cheminement temporel à l’échelle d’une vie entière. Toujours centrée sur le violoncelle, la musique de l’artiste s’enrichit de nombreux instruments : guitare, ukulele, basse, lap steel, piano… pour emmener l’auditeur dans son propre voyage personnel.
L’aspect brute et rustique de ses productions que j’affectionne particulièrement et que l’on retrouve à nouveau ici, apporte toujours une charge très personnelle à la musique de Martin, qui la place bien au dessus des productions très lisses des compositeurs actuels de musique neo classique.

Nostalgique et cinématique, A Room now Empty vous emmènera très loin, seulement bien sûr, si vous vous laissez absorber par son atmosphère singulière.

Best Albums of 2017

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Bvdub – Heartless (n5MD)

Colin Stetson – All This I Do For Glory (52 Hz)

CEEYS – Concrete Fields (1631) 

Gas – Narkopop (Kompakt)

The Green Kingdom- The North Wind and the Sun (Lost Tribe Sound)

Warmth – Home (Archives)

Yadayn – Adem (Self released)

Jason van Wyk – Opacity (Home Normal)

Seabuckthorn – Turns (Lost Tribe Sound)

Otto A. Totland – The Lost (Sonic Pieces)

James Murray – Killing Ghosts (Home Normal)

Sophie Hutchings – Yonder (1631)

Selfish – He She Them Us (Serein)

Daigo Hanada – Ichiru (Moderna)

Penguin Cafe – The Imperfect Sea (Erased Tapes)

From The Mouth Of The Sun – Hymn Binding (Lost Tribe Sound)

Do Make Say Think – Stubborn Persistent Illusion (Constellation)

Visionary Hours – Beyond the White (Preserved Sound)

Slowdive – Slowdive (Dead Oceans)

Hotel Neon – Context (Fluid Audio)

Julien Marchal – Insight III (Whales records)

Daniel W J Mackenzie – Every Time Fells Like the Last Time (Eilean)

Giulio Fagiolini – Dietro a un Vetro (Home Normal)

Wanderwelle – Lost in a Sea of Trees (Silent Season)

Dmitry Evgrafov – Comprehension of Light (130701)

Max Richter – Three Worlds: Music From Woolf Works (Deutsche Grammophon)

Sonmi 451 – Panta Rei (Eilean)

Bing and Ruth – No Home of the Mind (4AD)

Aaron Martin & Machinefabriek – Seeker (Dronarivm)

Halftribe – Daydreams in Low Fidelity  (Archives)

Visionary Hours – Beyond the White

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Pour son 4ème album, Hayden Berry fondateur du label Preserved Sound a choisi de s’entourer d’artistes habitués de son écurie. L’anglais a ainsi convoqué une dizaine d’artistes parmi lesquels Bruno Sanfilippo, Richard Youngs, Western Skies Motel ou encore Adrian Lane.
Malgré le lineup impressionnant d’artistes qui collaborent sur le disque, Hayden Berry parvient à garder la maitrise de ses productions et conserve l’ambiance acoustique éthérée de ses précédents opus, notamment celle découverte sur son excellent dernier album Footfalls Echo. La présence du producteur anglais Richard Formby avec son emploi du magnéto à bande Revox b77 vient apporter une chaleur unique aux accords de guitare d’Hayden Berry, qui font partie des meilleures compositions découvertes cette année.
L’album parait prochainement en cd et vinyle avec comme toujours chez Preserved Sound, un artwork assemblé à la main.